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Tu ne peux pas attendre toute ta vie que souffle un vent nouveau...

Questions de lecteurs : le programme d’une bibliothécaire pour occuper les enfants

Question n°59 de Térésa M.Quel est le programme d’une bibliothécaire pour occuper les enfants ?

On pense tous qu’un bibliothécaire est un humain comme les autres : qu’il se lève le matin avec une haleine de poney, prend son petit déjeuner, va se laver, s’habiller et s’enfuit d’un pas gracile et soyeux travailler.

La vérité, Térésa, est ailleurs.

Car le bibliothécaire est une créature perturbée, obnubilée. Voilà pourquoi il se plie quotidiennement à un programme strict. Un programme pour occuper les enfants…

Votre bibliothécaire, décontracté, se préparant à son prochain accueil

Tout commence alors que la bibliothèque est fermée au public… De l’extérieur, les lumières semblent éteintes… pourtant… pourtant c’est bel et bien dans ces lieux terrifiants que vont se jouer les minutes les plus abominables de l’existence du bibliothécaire.

Plaque d’eczéma n°1 : les accueils de classes

-> Des accueils à la chaîne durant lesquels vous êtes interrogés si minutieusement que vous préféreriez que ce soit Gibbs (du NCIS) lui même qui mène l’interrogatoire :

  • Tu te souviens c’est quoi mon nom ? (Non.)
  • C’est quoi le livre que j’avais pris la dernière fois qu’il était trop bien ? (Je sais pas.)
  • Pourquoi tu comptes pas TOUS les livres qu’il y a dans ta bibliothèque ? (Car je sais déléguer ce genre de tâche ; Tu comprendras quand tu seras en CP.)
  • Mais pourquoi y a une fenêtre là et pas là ? (Le cœur de l’architecte  municipal est insondable…)
  • Et si je déchire une page en l’ayant un peu fait exprès y va se passer quoi ? (Je te balance par la fenêtre qu’il n’y a pas là.)
  • T’as vu que je peux ramper dessous le meuble ? (Et sinon, la maîtresse, elle repart quand ?)
Votre bibliothécaire connait 154 techniques différentes pour rester zen en toute situation.

Plaque d’eczéma n°2 : le projet scolaire

-> Vous aviez lancé, comme ça, sans penser aux conséquences, une vague idée de rencontre d’auteur avec une classe [ou insérez ici toute autre animation]… Le prof a été ravi que vous souhaitiez vous occuper de ses enfants. Vous un peu moins.

Un enseignant enchanté de vous accompagner dans ce partenariat

Plaque d’eczéma n°3 : les accueils en crèche

-> Mais pourquoi, pourquoi donc, vous êtes vous douché avant de venir ?

Plaque d’eczéma n°4 : Le service public pré-bac

-> Le bac approche, cauchemar des bibliothécaires. Des hordes d’étudiants qui cherchent à booster leur cerveau (*cerrrrrveauuuu*) envahissent plus ou moins bruyamment (plus que moins d’ailleurs) le moindre recoin de votre (ex) paisible bibliothèque (Le seul moment où vous les voyez d’ailleurs). Musique, braillements au téléphone, chips et sodas, il vous sortent l’intégrale, juste pour vous séduire.

Scène pré-bac : ados tentant d’obtenir une place en salle d’étude…

Plaque d’eczéma n°5 : Le service public tout court

-> Où ces charmants enfants, balancés de l’ouverture à la fermeture dans votre structure avec leur petits frères/petites sœurs à garder – parce que bon, on va quand même pas les surveiller à la maison – monopolisent votre attention non stop… de 10h à 18h30…

Un bibliothécaire (un peu trop) confiant.

Puis vient l’heure de la fermeture :

Votre bibliothécaire à 18h30

 

En vérité, Térésa, les bibliothécaires adoooorent travailler avec les enfants. Pourquoi ? C’est simple, car ils peuvent TOUT faire avec ce public. Un rien peut devenir une animation, un sujet de discussion ou un projet élaboré. On peut sérieusement parler de baleines dans des arbres ou de loups végétariens… Sans compter qu’on peut plus facilement trouver masse de partenaires plus ou moins emballés.

Mais il ne s’agit pas seulement d’occuper les enfants : définissez au préalable quelques objectifs intéressants pour eux, comme pour vous. Qui souhaitez-vous toucher ? Les mater n’auront pas les mêmes besoins que les collégiens. Combien de temps avez vous devant vous et de quel matériel disposez-vous ??…

Bref, faites comme James Bond, évaluez la situation !

Et si vous manquez d’inspiration, je connais un site qui propose quelques idées… Attendez que je me souvienne… ça commence par « Infra » je crois… 😉

Mais de là à en faire un programme, n’exagérons pas. Laissons aussi la place à nos envies, notre ressenti : vous aviez prévu un parcours découverte mais les enfants ont autant de motivation qu’une limace face à un lion ? Changer votre marteau de main et proposez un atelier livres-hérisson ! (bon, si vous avez fait de la comm’ dessus au préalable, ça sera plus compliqué.)

Mais n’oubliez pas, comme avec tous les publics, il y a des hauts et des bas. Des jours avec et des jours sans.

Plus qu’à trouver comment occuper les adultes maintenant…

Votre bibliothécaire, piégé dans un remake de l' »Histoire sans fin »

Animation en bibliothèque – Haïkus en 575

Animation en bibliothèque – Haïkus en 575

Animation (titre et thème) : Haïkus en 575
Dates, durée : 60 minutes
Public visé : Ados
Objectifs de l’animation : Découvrir la poésie, développer son imagination
Partenaires : néant
Matériel nécessaire : /
Documents utilisés : Des livres de poésie

Description :

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Le haïku est une poésie japonaise extrêmement courte. Pour une séance, il faut de souvenir de la base du Haïku qui est généralement composée de 3 vers de 5-7-5 syllabes.

Vous pouvez parler de tout : une émotion perdue, la dernière goutte de pluie dans vos cheveux, l’envolée de moineaux. Comme une réminiscence d’évènements fugaces.

Dans un premier temps, je lis aux ados quelques Haïku puis j’explique la composition de ces poèmes. (Nous comptons ensemble les syllabes : attention à présélectionner auparavant les haïkus, car parfois, les poèmes traduits du japonais en français ne comportent pas le même nombre de syllabes.)

Ensuite, c’est aux ados d’écrire leur propre poésie dans le style haïku. A la fin de la séance, nous lisons tous les poèmes à la classe.

Voila quelques exemples (les meilleurs) des travaux (corrigés) et plus ou moins poétique de mes grands ados  ;-P.  Bon, il y a un peu de triche parfois pour le compte des syllabes mais dans l’ensemble, la compréhension du sujet est bonne.

Un petit ourson
Peluche de mon enfance
Mis dans le placard


Sous la pluie d’hiver
J’ai mis ma capuche fourrure
Pour pas être mouillé


Sur le sol glacé
J’ai glissé, je suis tombé
J’ai mal aux fesses


Par la fenêtre
J’ai vu dans le ciel gris clair
Trois pigeons voler


Un soir d’automne
Une feuille rouge  tombe
Sans un bruit au sol


J’ai longtemps fixé
Le crayon sur la table
Pour pas m’ennuyer


(j’adore le dernier ! 😉 ) Du coup, la bibliothécaire s’est aussi essayée au haïku. Et elle aussi a foiré ses syllabes. Diantre !

Trois petits moineaux
Sous l’ombre d’un grand arbre
Cherchent la fraicheur

C’est une théière
Abandonnée au vent fou
Qui siffle sans fin

 

@ vous les studios !

Questions de lecteurs : Il paraît que ma bibliothèque est un 3ème lieu. J’ai horreur des 3èmes places. Comment aller dans une bibliothèque 1er lieu ?

Question n°34 de Nicole Yédepate, 54 ans Il paraît que ma bibliothèque est un 3ème lieu. J’ai horreur des 3èmes places ; Je suis une gagnante moi ! Comment aller dans la bibliothèque 1er lieu ?

Bibliothèque premier lieu

Bonjour Nicole. Je crains que vous ne vous fourvoyiez sur la signification de 3ème lieu. Il n’y a au bout de la course ni trophée, ni médaille, ni gros chèque pour habiller votre bibliothécaire.

Ce concept a vu le jour aux Etats-Unis, dans les années 1980 et distingue 3 lieux différents :

  • Le premier, c’est la maison, le foyer. En temps normal, je partirai dans une envolée lyrique, hurlant dans vos oreilles les paroles d’une chanson ou une poésie ultraconnue (Reverrai-je le clos de ma pauvre maison…) mais je sens que vous mourrez d’envie de connaitre la suite, alors je bride mes élans et continue ma prose…
  • Le second lieu, (Pierre Béarn le connaissait bien) c’est le boulot.
  • Et enfin, le troisième, celui qui nous intéresse, est dédié à des espaces de rencontres, là où les gens peuvent se réunir, débattre et échanger.

Mais « KIKEKOIKES ? » devez-vous vous demander (avec raison). Et surtout, comment ça marche ?

Et bien Ray Oldenburg <- le mec qui a assemblé la représentation du tiers-lieu (pas le chanteur (Charles), ni le fabriquant de lunettes (Ban)), ce type là donc – un sociologue – a décrété qui fallait répondre à quelques caractéristiques pour se définir comme 3ème lieu.

  • Il faut être un espace vivant et neutre. Un cimetière par exemple, ne sera pas un troisième lieu. Sauf, bien sur, si Ginette organise régulièrement une « Tea-party » avec ses copines autour de la stèle d’Igor pour débattre des coûts des enterrements en Île-de-France.
Un après-midi comme un autre au cimetière du Tiers-Lieu
  • Il faut que ce soit un lieu d’habitués qui fassent comme à la maison ! (Non, se débarrasser de son chewing-gum en le collant sur la moquette de la bibliothèque n’en fera pas un troisième lieu.)

 

  • Ça doit être un lieu qui tend à l’œcuménisme social. Un mot compliqué pour ceux qui veulent se la péter en soirée, mais qui signifie juste que ce lieu doit rapprocher les gens, les unir… (on parlait précédemment d’échanges, de débats… bref, ce genre de trucs qui ont une forte vocation sociale.)

 

  • Pour finir, cela implique une nouvelle approche culturelle, plus libre et participative.

Alors que viennent faire les bibliothèques là dedans ? Bon, je ne vais pas vous le cacher, Oldenburg s’en carrait pas mal des bibliothèques. Cependant, ses idées ont fait leur chemin et ont été reprises, notamment par les bibliothécaires (et d’autres sociologues).

C’est ainsi que l’on a vu des cafés s’ouvrir dans des bibliothèques, avec des salles à langer, des fablabs, des ateliers tricots…

Quand la responsable médiation prend quelques libertés dans ses animations

Pour résumer, le troisième lieu, c’est un lieu d’échanges, de partage des ressources, des compétences et des savoirs. Un lieu social. Un lieu de transversalités. Un lieu d’inter-actions.

Mais c’est aussi, pour les bibliothécaires, repenser sa médiation, ses services, ses collections et ses espaces.

Quand votre bibliothécaire essaye de vous convaincre : « Si, si, l’atelier macramé de 15h30, c’est parfaitement adapté pour vous. »

Bien sur, ce n’est pas parce que le terme a été repris dans un mémoire en 2009 (et qui a, pour le coup, foutrement popularisé le truc), que les espaces ouverts et conviviaux dans les bibliothèques n’existaient pas  en France avant. Ça a juste forcé la porte à une « nouvelle » réflexion autour des bibliothèques : entre le décloisonnement des espaces, la place des collections, le renouvellement des services… et, non négligeable, ça a aussi interrogé quelques élus (une biblio…quoi ?).

Mais on aime bien faire ça, en général, réinventer des choses qui existent déjà : ainsi, on aura pu voir germer les initiatives du ministère de la culture Lire en Short (qu’on appelait donc auparavant bibliothèques de rue) ou encore la Nuit de la Lecture (qui en fait est la copie des nuits en bibliothèques qui existaient déjà dans toute la France).

Marc-Antoine, bibliothécaire-médiateur-animateur-informaticien, en pleine réflexion sur la refonte des collections documentaires.

Pooopooopooo ! Ça parle mal sur l’Infra aujourd’hui !

D’ailleurs, en 2017, le Troisième Lieu c’est déjà « has-been ». Maintenant, on parle de Quatrième Lieu : un mélange entre Troisième Lieu, Learning Center et Fablab… Bref, un lieu pour échanger, mais surtout apprendre.

Animation en bibliothèque – A la découverte de Dewey

Animation en bibliothèque – A la découverte de Dewey
Animation proposée par famelie

fleur

Titre de l’animation : A la découverte de Dewey
Durée : 45 min
Public visé : CM
Objectifs de l’animation : – Découvrir une personne importante : Dewey – Comprendre le système de classification Dewey
Matériel nécessaire :
– Photo de Dewey
– Une marguerite vierge
– Des pétales de couleur avec les grandes catégories Dewey
– Des cartes « Recherche Dewey » plastifiées pour écrire et effacer au velleda derrière.
– Des stylos velleda
Documents utilisés : Les livres de la bibliothèque

Déroulement de l’animation :
– Présentation de l’histoire de Dewey, sa vie, pourquoi il était nécessaire de faire une classification? (10 min)

– On explique que l’on retrouve la classification Dewey sur la cote des livres et que cela permet de ranger et retrouver les livres en fonction du sujet des livres, que l’on peut utiliser la marguerite des couleurs pour retrouver les 10 grandes catégories de Dewey et se repérer dans la bibliothèque mais que celle-ci a perdue ses couleurs et que nous allons les retrouver ensemble. (5min)

– On distribue aux enfants des cartes de documentaires à chercher dans les rayons et on leur demande de trouver à l’aide de la signalétique sur les étagères un livre qui correspond à leur carte et de noter derrière (au velleda) la grande catégorie Dewey et la sous catégorie pour les cycles 3. On laisse le temps à tous de trouver et on se réunit de nouveau avec les livres trouvées. Les enfants peuvent s’aider. Aider ceux qui ont des cartes difficiles. (10 min)

– On demande alors qui a eu des cartes a classer dans les 000, de quelle couleur est la cote du livre, de quel sujet parle ce livre? Quel est donc la grande catégorie du premier pétale et la sous catégorie (cycle 3)?  On replace sur la marguerite vierge un pétale de la couleur donnée avec le nom de la grande catégorie Dewey et on place à côté les cartes des enfants avec le nom de la sous catégorie pour les cyles 3.
idem pour les 100, les 200… et voilà la marguerite a retrouvé ses couleurs (20 min)

Préciser que maintenant que l’on connait la couleur des pétales et donc des cotes, ce sera plus rapide pour chercher. Faire expliquer la méthode de recherche par les enfants.

–> Je n’ai pas testé cette animation
–> Cette animation était : Un super succès

Questions de lecteurs : Ma bibliothécaire me parle toujours de « Diouais ». C’est son crush du moment ou quoi ?

Question n°69 de Nellie Oleson, 13 ans 1/2 : Ma bibliothécaire me parle toujours de « Diouais ». C’est son crush du moment ou quoi ?

Bon, n’en faites pas trop non plus

Son « crush » ? Mais absolument Nellie ! Et ça fait un bon bout de temps qu’elle en parle, croyez-moi !  Mais que voulez-vous, elle n’ose pas lui dire ce qu’elle ressent. D’ailleurs personne n’arrive à se mettre d’accord sur ce prénom ; vous entendrez de tout : « Dis Ouais », « Diou Ouais » « Doux i » ou encore « Doux Oui »… Mais cela s’écrit Dewey (Melvil de son ptit nom) et il est peu de dire qu’il s’agit du bibliothécaire le plus populaire de tous les temps.

« Mais c’est qui ce mec chelou à la fin bordel ? » devez-vous vous demander avec empressement.  Ce jeune américain – qui fait tant fantasmer les bibliothécaires – est né en 1851 et a révolutionné le système de classement des documents en bibliothèque.

Mais matez-moi ce pur beau gosse soooo 1800 !

A l’âge de 25 ans il propose, dans sa Classification and Subject Index for Cataloguing and Arranging the Books and Pamphlets of a Library (que nous renommerons CDD pour des raisons évidentes que je ne citerai donc pas ici, histoire d’éviter un pavé-monologue qui nuirait à la compréhension de l’explication que vous avez commencé à lire dans cet article de l’Infra-Monde – qu’est ce que je disais déjà ?),  un système de classement des documents s’appuyant sur des classes, des divisions et des sections.

On raconte que si vous répétez 3 fois « Beetle Dewey » en vous regardant dans une glace un soir de pleine lune, il se passera des choses étranges dans le bureau de votre DAC le lendemain.

Ce système compte 10 classes, 100 divisions et 1000 sections. Aujourd’hui encore, ce document est régulièrement mis à jour et complété par la OCLC – une coopérative mondiale de bibliothèques fondée en 1967.

On peut même compter plusieurs éditions différentes en France :

  • La complète qui comprend 4 énooormes pavetons
  • L’abrégée qui ne comprend, elle, qu’un seul énooorme paveton
  • La méga abrégée qui est celle dont on se sert régulièrement en bibliothèque.

Alors vous comprenez bien que Dewey, du fin fond de sa tombe, il peut se la péter grave : en plus de faire bosser des gens même après sa mort, son oeuvre est traduite dans tout un tas de langues et c’est le système de classification le plus utilisé dans le monde ! (DANS LE MONDE)

Bon, c’est bien beau tout ça, mais on parle de « classes » de « divisions » de « tables », de « sections »…  sérieusement, c’est quoi ce bazar ? Y-a t-il VRAIMENT quelqu’un qui y comprend quelque chose ?

Grace à la CDD, les bibliothécaires vont pouvoir classer les livres par sujets. Il sera alors plus simple de les retrouver dans la bibliothèque ou sur l’ordinateur.

Pour que vous compreniez bien, voici les principales classes Dewey :

  • 000 – Généralités (informatique, information, ouvrages généraux)
  • 100 – Philosophie (philo, psycho, occultisme, parapsychologie)
  • 200 – Religion
  • 300 – Sciences Sociales
  • 400 – Langues
  • 500 – Sciences de la nature et mathématiques
  • 600 – Techniques (Technologies, sciences appliquées)
  • 700 – Beaux-arts et loisirs
  • 800 – Littératures
  • 900 – Histoire/Géo
La CDD, cet arc-en-ciel psychédélique qui illumine le cœur de votre bibliothécaire.

La Dewey, est  ce que j’appelle un raisonnement par entonnoir : on part d’un sujet très vaste (la classe) pour petit à petit cibler l’information (les subdivisions).

Le documentaire Les oranges de mon verger sera ainsi classifié :

Classe 600 – (Technologie ( sciences appliquées))

Subdivision 630 – Agriculture et techniques connexes

634 – Vergers, fruits, forêts. Arboriculture

634.3 – Agrumes. Moracées.

Plus votre bibliothèque sera grande (aura beaucoup de documents) et plus il y aura d’intérêt à peaufiner votre classification : la BNF n’aura pas les mêmes besoins que la bibliothèque municipale de Trifouilly-Les-Oies.

Les oranges du verger du Tsar Nicolas II est un ouvrage sur l’agriculture certes, mais vous pourrez plus facilement renseigner le « docteur-es-vergers » si vous avez précisé – grâces aux tables de la CDD – la période historique (XIXème) et la localisation géographique (Russie) dont traite le document.

Si vous n’avez qu’un seul documentaire sur les agrumes, inutile d’apporter plus de précisions : 634.3, c’est déjà très bien.

Il existe bien sur d’autres systèmes de classification… la CDU par exemple… mais ceci est une autre histoire…

« Et demain, je te raconte l’histoire du bibliothécaire qui exploitait une CDD dans un CDI… »