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Tu ne peux pas attendre toute ta vie que souffle un vent nouveau...

*PUBLICITÉ* – Petits mensonges entre lecteurs : double sens, mauvaise foi ou paranoïa ?

*PAGE DE PUBLICITÉ*

Parfois, un lecteur ou un bibliothécaire vous dit quelque chose.

Parfois, vous pensez avoir compris ce qu’il essayait de vous dire.

Mais êtes-vous certain d’avoir bien tout interprété ?

Pour ne plus avoir de doute, à Infra-Monde SARL, nous avons développé un traducteur intelligent qui traduit tout automatiquement : l’InfraTrad®.

Voici en avant première le fameux traducteur de double-sens : des détails vous ont échappé ? De la mauvaise foi n’a pas été assimilée ? Pas d’inquiétude, l’InfraTrad® est là pour vous.

*Presque vu à la télé*


La démonstration 


Lecteur : « 170 jours de retard ? Mais c’est parce que votre bibliothèque ferme à 19 heures et j’ai jamais le temps de le rapporter. »

Traduction de InfraTrad : « Bah, ouais, j’ai du retard, et alors ? Je travaille moi. Vous par contre… »

~oOo~

Bibliothécaire : « Ha, désolé, mon logiciel bloque quand vous avez trop de retard. Je ne peux rien vous prêter d’autre. »

Traduction de InfraTrad : « Techniquement, ça serait peut-être possible, mais vous m’avez tellement pris la tête que je ne le ferai pas. »

~oOo~

Lecteur : « Non non, ce livre était déjà comme ça quand je l’ai emprunté… »

Traduction de InfraTrad : « J’ai un chien, un chat et un enfant en bas âge. Ça te pose un problème ? »

~oOo~

Bibliothécaire :  « Désolé, nos postes informatiques ne fonctionnent pas aujourd’hui »

Traduction de InfraTrad : « Okay, peut-être qu’on a juste oublié de faire les mises à jour de sécurité dernièrement et qu’on a corrompu tous les ordinateurs de la mairie. Mais sinon tout va bien. »

~oOo~

Lecteur : Pffff vous n’avez vraiment rien dans cette bibliothèque  !

Traduction de InfraTrad : « Comment, vous n’avez pas en 8 exemplaires le documentaire sur la culture biologique des champignons des bois ? »

~oOo~

Bibliothécaire : « Je suis suuuurbooké aujourd’hui »

Traduction de InfraTrad : « Pfiou, j’ai au moins un livre hebdo à feuilleter et une heure de service public. »

~oOo~

Lecteur : « Bien entendu que les dons que je veux vous faire sont en parfait état. »

Traduction de InfraTrad : « Je refuse de jeter moi même les livres ayant appartenu à mon arrière grand mère. »

~oOo~

Bibliothécaire : « Je suis désolée, je ne peux pas prendre ces dons, ils ne correspondent pas à notre politique d’acquisition »

Traduction de InfraTrad : « Non, je ne veux pas de votre dictionnaire désossé de 1993. »

~oOo~

Lecteur : « Oui, bon j’vous ai dit Mishima, mais c’est à Murakami que je pensais. »

Traduction de InfraTrad : « Bon, tu vas pas me les briser t’as bien vu que je m’étais embrouillé et puis un asiat’, c’est un asiat’. »

~oOo~

Bibliothécaire : « Ah non, mais le logiciel ne me ressort pas d’autre résultat. »

Traduction de InfraTrad : « Il y a peut-être d’autres documents sur la lutte contre les maladies de la pomme de terre, mais franchement, ce genre de recherche ne me passionne pas et j’ai la flemme de chercher d’autres mots clef… »

~oOo~

Lecteur : « Ha, désolé, je n’ai pas assez de monnaie. »

Traduction de InfraTrad : « Sérieusement ? Tu essayes de payer ton amende de 10 centimes avec un billet de cinquante euros ? »

~oOo~

Bibliothécaire : « Oui, bien sur que j’ai lu ce livre. »

Traduction de InfraTrad : « Oui, bien sur que j’ai lu la critique de ce livre. »

~oOo~

Lecteur : « Ha non, je n’ai pas ma carte sur moi. »

Traduction de InfraTrad : « J’ai surtout la flemme de la chercher dans mon sac. »


Les témoignages


Vous n’êtes pas encore convaincu ? Voici des témoignages réels d’utilisateurs satisfaits :

Marlette F. (Franconville) : Depuis que j’utilise l’InfraTrad®, ma vie a vraiment changé ! Bon, je n’ai peut-être plus beaucoup d’amis, mais au moins, je comprends ce qu’on me dit !

Jean V. (Bourges) : Un de mes employés m’a dit quelque chose que je n’ai pas compris. Sans l’InfraTrad®, je n’aurais jamais su que c’était une insulte. Depuis j’ai viré cet imbécile. Merci InfraTrad® !

Sylvie A. (Briançon) : Ouahou ! j’étais lectrice assidue et j’allais régulièrement à la bibliothèque de ma ville. Grace à InfraTrad®, j’ai maintenant toutes les clefs pour ouvrir ma propre bibliothèque privée et faire fermer celle de la ville ! 

Georges M. (Landerneau) : Incroyable ! Sans l’InfraTrad®, je ne serais jamais devenu DAC de ma ville ! 

Question de lecteurs : J’ai lu dans un magazine que les bibliothécaires pouvaient aussi bulletiner… moi qui croyais que seules les abeilles étaient capables de ça !

Question n°357 de Maya Labbeil, 16 ans – J’ai lu dans un magazine que les bibliothécaires pouvaient aussi bulletiner… moi qui croyais que seules les abeilles étaient capables de ça… ce monde est vraiment fascinant !Bonjour Maya, je sais bien que l’été est là, mais êtes vous bien certaine de ne pas confondre bulletinage et butinage ?

Le bulletinage consiste à pointer des fascicules de périodiques.

Voici la définition donnée par l’association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) :
« Enregistrement régulier des livraisons d’une publication en série, au fur et à mesure de leur arrivée dans un service, permettant de connaître l’état de la collection. « 

Si on décrypte le schmilblick :

  • Enregistrement régulier, ça signifie que que votre bibliothécaire va les bipper (et plus si affinité) sur son logiciel de bibliothèque.
  • Une publication en série, c’est vos périodiques.
  • Les périodiques, c’est les revues et les journaux.
  • L’état de la collection, c’est savoir ce qu’on a reçu et ce qu’on a pas reçu.

Bip bip bip le traducteur de l’infra-monde vous reformule ça :

Le bulletinage, c’est quand votre bibliothécaire va entrer sur son ordinateur les magazines et les journaux que la factrice vient d’apporter et auxquels la bibliothèque est abonnée, pour que vous puissiez, par la suite, les emprunter et faire les mots-croisés discretos.

En plus c’est cool car ça permet à la bibliothèque de savoir si elle se fait carotte par les éditeurs qui « oublieraient malencontreusement » de livrer les revues.

Navrée Maya, mais si les bibliothécaires savaient récolter le pollen et fabriquer du miel, les bibliothèques seraient en fait de gigantesques mielothèques et les étagères probablement de grosses alvéoles en cire…

Les bibliothécaires communiqueraient entre eux en dansant et en remuant plus ou moins vite les bras.

Notre responsable de bibliothèque serait la Reine-Mère et elle pondrait régulièrement des larves de bibliothécaires…

Je… et si on s’arrêtait là ?

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Votre bibliothécaire, une fois que le DAC a approuvé les nouveaux uniformes « originaux », « jeunes » et « swags » proposés par le responsable comm’ de votre commune.

Questions de lecteurs : le programme d’une bibliothécaire pour occuper les enfants

Question n°59 de Térésa M.Quel est le programme d’une bibliothécaire pour occuper les enfants ?

On pense tous qu’un bibliothécaire est un humain comme les autres : qu’il se lève le matin avec une haleine de poney, prend son petit déjeuner, va se laver, s’habiller et s’enfuit d’un pas gracile et soyeux travailler.

La vérité, Térésa, est ailleurs.

Car le bibliothécaire est une créature perturbée, obnubilée. Voilà pourquoi il se plie quotidiennement à un programme strict. Un programme pour occuper les enfants…

Votre bibliothécaire, décontracté, se préparant à son prochain accueil

Tout commence alors que la bibliothèque est fermée au public… De l’extérieur, les lumières semblent éteintes… pourtant… pourtant c’est bel et bien dans ces lieux terrifiants que vont se jouer les minutes les plus abominables de l’existence du bibliothécaire.

Plaque d’eczéma n°1 : les accueils de classes

-> Des accueils à la chaîne durant lesquels vous êtes interrogés si minutieusement que vous préféreriez que ce soit Gibbs (du NCIS) lui même qui mène l’interrogatoire :

  • Tu te souviens c’est quoi mon nom ? (Non.)
  • C’est quoi le livre que j’avais pris la dernière fois qu’il était trop bien ? (Je sais pas.)
  • Pourquoi tu comptes pas TOUS les livres qu’il y a dans ta bibliothèque ? (Car je sais déléguer ce genre de tâche ; Tu comprendras quand tu seras en CP.)
  • Mais pourquoi y a une fenêtre là et pas là ? (Le cœur de l’architecte  municipal est insondable…)
  • Et si je déchire une page en l’ayant un peu fait exprès y va se passer quoi ? (Je te balance par la fenêtre qu’il n’y a pas là.)
  • T’as vu que je peux ramper dessous le meuble ? (Et sinon, la maîtresse, elle repart quand ?)
Votre bibliothécaire connait 154 techniques différentes pour rester zen en toute situation.

Plaque d’eczéma n°2 : le projet scolaire

-> Vous aviez lancé, comme ça, sans penser aux conséquences, une vague idée de rencontre d’auteur avec une classe [ou insérez ici toute autre animation]… Le prof a été ravi que vous souhaitiez vous occuper de ses enfants. Vous un peu moins.

Un enseignant enchanté de vous accompagner dans ce partenariat

Plaque d’eczéma n°3 : les accueils en crèche

-> Mais pourquoi, pourquoi donc, vous êtes vous douché avant de venir ?

Plaque d’eczéma n°4 : Le service public pré-bac

-> Le bac approche, cauchemar des bibliothécaires. Des hordes d’étudiants qui cherchent à booster leur cerveau (*cerrrrrveauuuu*) envahissent plus ou moins bruyamment (plus que moins d’ailleurs) le moindre recoin de votre (ex) paisible bibliothèque (Le seul moment où vous les voyez d’ailleurs). Musique, braillements au téléphone, chips et sodas, ils vous sortent l’intégrale, juste pour vous séduire.

Scène pré-bac : ados tentant d’obtenir une place en salle d’étude…

Plaque d’eczéma n°5 : Le service public tout court

-> Où ces charmants enfants, balancés de l’ouverture à la fermeture dans votre structure avec leur petits frères/petites sœurs à garder – parce que bon, on va quand même pas les surveiller à la maison – monopolisent votre attention non stop… de 10h à 18h30…

Un bibliothécaire (un peu trop) confiant.

Puis vient l’heure de la fermeture :

Votre bibliothécaire à 18h30

 

En vérité, Térésa, les bibliothécaires adoooorent travailler avec les enfants. Pourquoi ? C’est simple, car ils peuvent TOUT faire avec ce public. Un rien peut devenir une animation, un sujet de discussion ou un projet élaboré. On peut sérieusement parler de baleines dans des arbres ou de loups végétariens… Sans compter qu’on peut plus facilement trouver masse de partenaires plus ou moins emballés.

Mais il ne s’agit pas seulement d’occuper les enfants : définissez au préalable quelques objectifs intéressants pour eux, comme pour vous. Qui souhaitez-vous toucher ? Les mater n’auront pas les mêmes besoins que les collégiens. Combien de temps avez vous devant vous et de quel matériel disposez-vous ??…

Bref, faites comme James Bond, évaluez la situation !

Et si vous manquez d’inspiration, je connais un site qui propose quelques idées… Attendez que je me souvienne… ça commence par « Infra » je crois… 😉

Mais de là à en faire un programme, n’exagérons pas. Laissons aussi la place à nos envies, notre ressenti : vous aviez prévu un parcours découverte mais les enfants ont autant de motivation qu’une limace face à un lion ? Changer votre marteau de main et proposez un atelier livres-hérisson ! (bon, si vous avez fait de la comm’ dessus au préalable, ça sera plus compliqué.)

Mais n’oubliez pas, comme avec tous les publics, il y a des hauts et des bas. Des jours avec et des jours sans.

Plus qu’à trouver comment occuper les adultes maintenant…

Votre bibliothécaire, piégé dans un remake de l' »Histoire sans fin »

Animation en bibliothèque – Haïkus en 575

Animation en bibliothèque – Haïkus en 575

Animation (titre et thème) : Haïkus en 575
Dates, durée : 60 minutes
Public visé : Ados
Objectifs de l’animation : Découvrir la poésie, développer son imagination
Partenaires : néant
Matériel nécessaire : /
Documents utilisés : Des livres de poésie

Description :

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Le haïku est une poésie japonaise extrêmement courte. Pour une séance, il faut de souvenir de la base du Haïku qui est généralement composée de 3 vers de 5-7-5 syllabes.

Vous pouvez parler de tout : une émotion perdue, la dernière goutte de pluie dans vos cheveux, l’envolée de moineaux. Comme une réminiscence d’évènements fugaces.

Dans un premier temps, je lis aux ados quelques Haïku puis j’explique la composition de ces poèmes. (Nous comptons ensemble les syllabes : attention à présélectionner auparavant les haïkus, car parfois, les poèmes traduits du japonais en français ne comportent pas le même nombre de syllabes.)

Ensuite, c’est aux ados d’écrire leur propre poésie dans le style haïku. A la fin de la séance, nous lisons tous les poèmes à la classe.

Voila quelques exemples (les meilleurs) des travaux (corrigés) et plus ou moins poétique de mes grands ados  ;-P.  Bon, il y a un peu de triche parfois pour le compte des syllabes mais dans l’ensemble, la compréhension du sujet est bonne.

Un petit ourson
Peluche de mon enfance
Mis dans le placard


Sous la pluie d’hiver
J’ai mis ma capuche fourrure
Pour pas être mouillé


Sur le sol glacé
J’ai glissé, je suis tombé
J’ai mal aux fesses


Par la fenêtre
J’ai vu dans le ciel gris clair
Trois pigeons voler


Un soir d’automne
Une feuille rouge  tombe
Sans un bruit au sol


J’ai longtemps fixé
Le crayon sur la table
Pour pas m’ennuyer


(j’adore le dernier ! 😉 ) Du coup, la bibliothécaire s’est aussi essayée au haïku. Et elle aussi a foiré ses syllabes. Diantre !

Trois petits moineaux
Sous l’ombre d’un grand arbre
Cherchent la fraicheur

C’est une théière
Abandonnée au vent fou
Qui siffle sans fin

 

@ vous les studios !

Questions de lecteurs : Il paraît que ma bibliothèque est un 3ème lieu. J’ai horreur des 3èmes places. Comment aller dans une bibliothèque 1er lieu ?

Question n°34 de Nicole Yédepate, 54 ans Il paraît que ma bibliothèque est un 3ème lieu. J’ai horreur des 3èmes places ; Je suis une gagnante moi ! Comment aller dans la bibliothèque 1er lieu ?

Bibliothèque premier lieu

Bonjour Nicole. Je crains que vous ne vous fourvoyiez sur la signification de 3ème lieu. Il n’y a au bout de la course ni trophée, ni médaille, ni gros chèque pour habiller votre bibliothécaire.

Ce concept a vu le jour aux Etats-Unis, dans les années 1980 et distingue 3 lieux différents :

  • Le premier, c’est la maison, le foyer. En temps normal, je partirai dans une envolée lyrique, hurlant dans vos oreilles les paroles d’une chanson ou une poésie ultraconnue (Reverrai-je le clos de ma pauvre maison…) mais je sens que vous mourrez d’envie de connaitre la suite, alors je bride mes élans et continue ma prose…
  • Le second lieu, (Pierre Béarn le connaissait bien) c’est le boulot.
  • Et enfin, le troisième, celui qui nous intéresse, est dédié à des espaces de rencontres, là où les gens peuvent se réunir, débattre et échanger.

Mais « KIKEKOIKES ? » devez-vous vous demander (avec raison). Et surtout, comment ça marche ?

Et bien Ray Oldenburg <- le mec qui a assemblé la représentation du tiers-lieu (pas le chanteur (Charles), ni le fabriquant de lunettes (Ban)), ce type là donc – un sociologue – a décrété qui fallait répondre à quelques caractéristiques pour se définir comme 3ème lieu.

  • Il faut être un espace vivant et neutre. Un cimetière par exemple, ne sera pas un troisième lieu. Sauf, bien sur, si Ginette organise régulièrement une « Tea-party » avec ses copines autour de la stèle d’Igor pour débattre des coûts des enterrements en Île-de-France.
Un après-midi comme un autre au cimetière du Tiers-Lieu
  • Il faut que ce soit un lieu d’habitués qui fassent comme à la maison ! (Non, se débarrasser de son chewing-gum en le collant sur la moquette de la bibliothèque n’en fera pas un troisième lieu.)

 

  • Ça doit être un lieu qui tend à l’œcuménisme social. Un mot compliqué pour ceux qui veulent se la péter en soirée, mais qui signifie juste que ce lieu doit rapprocher les gens, les unir… (on parlait précédemment d’échanges, de débats… bref, ce genre de trucs qui ont une forte vocation sociale.)

 

  • Pour finir, cela implique une nouvelle approche culturelle, plus libre et participative.

Alors que viennent faire les bibliothèques là dedans ? Bon, je ne vais pas vous le cacher, Oldenburg s’en carrait pas mal des bibliothèques. Cependant, ses idées ont fait leur chemin et ont été reprises, notamment par les bibliothécaires (et d’autres sociologues).

C’est ainsi que l’on a vu des cafés s’ouvrir dans des bibliothèques, avec des salles à langer, des fablabs, des ateliers tricots…

Quand la responsable médiation prend quelques libertés dans ses animations

Pour résumer, le troisième lieu, c’est un lieu d’échanges, de partage des ressources, des compétences et des savoirs. Un lieu social. Un lieu de transversalités. Un lieu d’inter-actions.

Mais c’est aussi, pour les bibliothécaires, repenser sa médiation, ses services, ses collections et ses espaces.

Quand votre bibliothécaire essaye de vous convaincre : « Si, si, l’atelier macramé de 15h30, c’est parfaitement adapté pour vous. »

Bien sur, ce n’est pas parce que le terme a été repris dans un mémoire en 2009 (et qui a, pour le coup, foutrement popularisé le truc), que les espaces ouverts et conviviaux dans les bibliothèques n’existaient pas  en France avant. Ça a juste forcé la porte à une « nouvelle » réflexion autour des bibliothèques : entre le décloisonnement des espaces, la place des collections, le renouvellement des services… et, non négligeable, ça a aussi interrogé quelques élus (une biblio…quoi ?).

Mais on aime bien faire ça, en général, réinventer des choses qui existent déjà : ainsi, on aura pu voir germer les initiatives du ministère de la culture Lire en Short (qu’on appelait donc auparavant bibliothèques de rue) ou encore la Nuit de la Lecture (qui en fait est la copie des nuits en bibliothèques qui existaient déjà dans toute la France).

Marc-Antoine, bibliothécaire-médiateur-animateur-informaticien, en pleine réflexion sur la refonte des collections documentaires.

Pooopooopooo ! Ça parle mal sur l’Infra aujourd’hui !

D’ailleurs, en 2017, le Troisième Lieu c’est déjà « has-been ». Maintenant, on parle de Quatrième Lieu : un mélange entre Troisième Lieu, Learning Center et Fablab… Bref, un lieu pour échanger, mais surtout apprendre.