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Tu ne peux pas attendre toute ta vie que souffle un vent nouveau...

Animation en bibliothèque – Cuisine en bibliothèque

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Copyright Bm Chalon sur Saone

Cuisiner les recettes que mangent les héros ou associer une recette de cuisine d’un de vos livres de cuisine a un plat servi aux héros du roman de votre choix. (mettre un extrait du bouquin + sa cote)

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Animation en bibliothèque : Méli-mélo exquis

Animation en bibliothèque – Méli-mélo exquis

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Dates, durée : 45 min

Public visé : CP/CE/CM

Objectifs de l’animation : Développer son imagination et sa créativité, réaliser un premier cadavre exquis.

Partenaires : néant

Matériel nécessaire : Des bandes de la même taille mais de couleurs différentes, des feutres, un classeur et une trouteuse (ou un perforateur pour les plus stricts) OU une machine à relier en spirale.

Documents utilisés : /

Description  : On s’inspire des albums méli-mélo d’animaux pour réaliser un méli-mélo écrit. product_9782070663910_244x0

Découpez des bandes dans du papier de couleur et poinçonnez les de sorte à pouvoir les ranger dans un classeur.

1

Après avoir créé vos bandes, faites 3 lots différents. Sur le premier lot, inscrivez des sujets, sur un autre écrivez des verbes et sur le troisième des CDL. Regrouper le tout dans un classeur en laissant l’ordre :
3

LOT 1

LOT 2

LOT 3

Bref, les sujets en haut, les verbes au centre et le CDL en bas !

Vous pourrez tourner les pages et créer des phrases étranges en choisissant au choix les sujets, les verbes ou les CDL.

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Questions de lecteurs : Où il va, le livre, après ?

Question n°55 de Syllo Gomane, 55 ans – Où il va, le livre, après ? 

Mais après quoi exactement ?

Depuis la nuit des temps (si, si…) il existe un furieux combat entre le bibliothécaire et l’usager. Peut-être n’en avez vous jamais entendu parler, je vais donc me faire un plaisir de vous éclairer, pour que vous puissiez, à votre tour, prendre les armes.

Le lecteur (vous) venant d’apprendre que son bibliothécaire Charles pilonnait les documents.

Les français ont un rapport assez privilégié avec les livres qu’ils considèrent presque comme des objets saints. Mais même plus largement : une bonne douzaine de pays ont instauré le prix unique du livre, preuve si il en est que l’on souhaite soutenir le marché du livre.

Quelques idées reçues, en vrac :

  • Si on jette des livres, n’est-ce pas pour privilégier la télé et ses émissions crétines ?
  • Les livres rendent intelligent.
  • Un homme ou une femme avec un livre, n’a t-il pas ce petit coté sexy/intelligent/cultivé qui ferait craquer n’importe qui ?
  • Les dinosaures ne lisaient pas, on a bien vu ce qu’il s’est passé. 
  • Et puis, ne sont-ce pas les dictateurs qui réalisent des autodafés ?
André, apprenti bibliothécaire-dictateur, préparant son barbecue.

Alors attention aux âmes sensibles, dans cet article, on va associer les mots livre et poubelle. Vous voilà prévenu.

Je crois que pour que vous compreniez bien tous les enjeux, il faut que je vous raconte la merveilleuse histoire du circuit du livre en bibliothèque… Attention, générique !

Tout commence par ce que les bibliothécaires appellent « l’acquisition », c’est à dire l’achat d’un document auprès d’une librairie ou d’un autre fournisseur.

-> Une fois le document livré, commence pour lui toute une série d’aventures : il est tout d’abord catalogué : cela signifie qu’une fiche est créée spécialement pour lui dans l’ordinateur. Cette fiche va renseigner son ptit nom, son poids, son âge, sa taille, l’identité de ses parents…

-> Puis on l’exemplarise : on lui trouve un logement – un adresse – dans la bibliothèque. (Ex. Dans le placard sous l’escalier) Son adresse est placée sur son dos et s’appelle la « cote ».

Le travail numérique achevé, il est temps de passer au travail… physique…

-> L’estampillage, c’est lorsque les bibliothécaires mettent un coup de tampon sur leurs documents. C’est comme une puce/un tatouage sur votre animal de compagnie : le bibliothécaire signifie -> Ce document appartient à NOTRE bibliothèque.

René, votre bibliothécaire spécialisé dans l’estampillage

-> Puis il passe à l’équipement : il va être choyé, recollé, couvert, protégé, rigidifié, étiqueté…

-> Le document sera par la suite mis en rayon pour que des lecteurs avisés découvrent sa beauté intérieure.

Le temps passe… et arrive ce qui doit arriver : notre livre vieillit.

Ses pages jaunissent, se déchirent, sa couverture se corne, la colle se craquelle, on peut retrouver les restes des petits-déjeuners de mme Groinfreau des pages 20 à 45…

Il y a alors plusieurs solutions :

  • On l’envoie à l’hôpital où des chirurgiens pourront peut-être nous le retaper et lui rendre un nouvelle jeunesse.
  • On l’envoie en maison de retraite, avec l’accord du Maire de la ville – car n’oublions pas qu’il s’agit d’un bien public, où il coulera encore quelques jours heureux auprès d’un autre public : une association par exemple ou un autre service de la ville (centre de loisir, école…)
  • On en fait de la récup’ (livres hérissons, sapin de noël, cale meuble…) 
Ichimaru, bibliothécaire en période post-apo.
  • On l’envoie au cimetière des livres oubliés (le pilon = la poubelle).

« MAIS POURQUOI FAITES-VOUS CA ? C’EST MAAAAAL DE JETER DES LIVRES ! VOUS SEREZ MAUDITS SUR MILLE GENERATIONS ! » devez-vous vous écrier, indigné et en capslock.

Répond votre bibliothécaire

Et bien il y a de nombreuses raisons de se débarrasser d’un document. Les bibliothécaires se basent sur plusieurs critères qu’ils appellent : IOUPI. Loin d’être un cri de joie (vous avez déjà vu un bibliothécaire joyeux, vous ?), chaque lettre correspond en réalité à un critère bien spécifique.

I pour incorrect : le document contiendra des erreurs, des imprécisions ou pire, des fausses informations. Vous savez du genre : « Michael Jackson est toujours vivant sur une île », « on peut scotcher les livres », « la terre est ronde » (comment !? on m’aurait menti ?!)…

O pour ordinaire : ce document là, on en a mille à la bibliothèque. Il est vraiment trop superficiel et pas franchement génial. Et les bibliothécaires, eux, ils aiment ce qu’il y a dans la tête des livres, pas (que) leur physique.

U pour usé : Je vous ai déjà raconté l’histoire de ce lecteur qui avait éternué en lisant ? (Pssst, c’est par ici)

P pour périmé : Quoi ? l’Alsace n’appartient plus à l’Allemagne ? Fichtre ! Mais rassurez-moi, la Lettonie fait toujours partie de l’URSS ?

I inadéquat : Un recueil pour améliorer votre pingouin courant par exemple, alors que soyons honnête : aucun pingouin ne fréquente votre bibliothèque… (Si c’est pas malheureux)

Il existe bien entendu d’autres critères pour compléter cette liste : le taux de rotation du document, le nombre de documents sur le même sujet que la bibliothèque possède déjà, l’intérêt du sujet (car malgré tout ce que l’on aura pu vous dire, tous les livres n’ont pas la même qualité de contenu)…

Mais pourquoi ne pas garder ces documents ?

Le lecteur en phase « dépression post-pilon »

Pour plusieurs raisons :

  • La première, vous l’avez vu dans les critères ci-dessus, c’est le IOUPI : zb, le livre est abîmé et l’envoyer se faire réparer coûterait plus cher que de recouvrir le plancher de feuilles d’or.
  • Ou encore, le livre contient de fausses informations. En général, les lecteurs cherchent des documents fiables.
  • Les bibliothécaires ne peuvent pas repousser les murs de leur établissement et des choix s’imposent : ils pourront garder les vieux livres mais vous ne pourrez alors plus avoir de nouveautés.
  • Le document n’intéresse personne. Il avait été relevé que les critères d’achat d’un livre étaient les suivants, dans l’ordre :
    • la couverture,
    • la quatrième de couverture (avec son résumé),
    • les avis des autres lecteurs.

On pourra dire ce que l’on veut, le principal critère de sélection pour le lecteur est bien le physique… Ainsi, il existe de fantastiques romans qui ne seront jamais empruntés car ils sont juste moches. C’est la sélection naturelle, m’voyez. (Heureusement qu’il existe des gens pour conseiller 😉 )

Ce livre finira à la poubelle parce que VOUS n’avez pas voulu l’emprunter. Mais à part ça, je ne voudrais pas vous faire culpabiliser. N’a-t-il pas l’air triste ? Cette façon de tourner doucement ces pages craquantes qui semble vous dire : « mais pourquoi n’as tu pas voulu de moi ? » Mais à part ça, vraiment, je ne voudrais pas vous faire culpabiliser.

Un livre est fait pour être lu et partagé, mais ne déprimez pas trop pour les autres : ils seront, pour la grande majorité, recyclés. Certes pas en livres, mais en tout un tas d’autres trucs sympa : papier ondulé, carton plat, papier hygiénique, papier journal…

Bref, c’est le cycle du livre…


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Anecdote ma foi fort distrayante : Un jour, une dame (93 ans et toutes ses dents) vient me voir pour me proposer des dons. Méfiant (c’est qu’on est habitué par ici), je réponds que je ne prends que les livres récents. Réponse de ma petite grand-mère : « Oh, mais oui bien sur ! Mes livres sont neufs ! Ils appartenaient à ma mère ! » Comportement à adopter :

  • Simuler un malaise
  • Renverser « malencontreusement » son café sur son unité centrale
  • Partir dans une explication philosophique du concept de « nouveauté », comparer votre bibliothèque à une super-nova, refourguer votre petite vieille à votre collègue le plus honni puis partir, tête haute vers votre bureau.


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Pour prolonger ce moment avec un article/témoignage très sérieux et fort en émotion, c’est par ici.

ANIMATION EN BIBLIOTHÈQUE – SMILEY-QUIZZ

Animation en bibliothèque – Smiley-Quizz

Animation (titre et thème) : Le Smiley Quizz

Dates, durée :  /

Public visé : Enfants/Adultes

Objectifs de l’animation : Découvrir un document, faire travailler son imagination…

Partenaires : néant

Matériel nécessaire : Des smileys

Documents utilisés : Romans/DVD…

Description : Bon, on reste dans le thème du mois dernier, mais avec des smileys cette fois ci. Vous croyez que c’est plus simple ? Moi aussi. Au départ. Et puis après j’ai essayé.

Ha.

Ha.

Ha.

Le but est de faire deviner uniquement avec des smileys un titre de livre (roman, conte…) ou de DVD. Attention, conseil maison n°1 : essayez principalement avec des classiques : Harry Potter, Cendrillon,  Vipère au poing…

Attention, conseil maison n°2 : Testez vos énigmes auprès de vos collègues

Mettez ça sur votre site/ vos réseaux sociaux ou faites le directement avec votre public. c’est une bonne occasion de faire participer les usagers. A vous de jouer !

Question de lecteurs : Moi aussi je voudrais devenir archiviste. Euh… documentaliste. Ha non, c’était quoi déjà ? – (Chapitre 2) L’archiviste

Question n° 542.2 de  Aimale Amdessidé, 18 ans – Moi aussi je voudrais devenir archiviste. Euh… documentaliste. Ha non, c’était quoi déjà ? 

Bonjour Aimale, tout dépend de ce que vous souhaitez faire : bibliothécaire, documentaliste, archiviste… ce sont des métiers très différents. Un peu comme une famille de rapaces (oui, on a les comparaisons qu’on mérite) : pygargues, aigles, buses… ce sont tous des emplumés mais ils se vexeraient fortement si vous les confondiez.

Aujourd’hui parlons de…

L’archiviste

Bon, je l’avoue, les archives je n’y connais rien. Je suis bibliothécaire, je ne fréquente pas ces gens là. (D’ailleurs, pour plus de crédibilité dans mon discours, faites moi penser à supprimer de mon répertoire téléphonique les numéros de ceux avec qui j’allais en soirée l’année dernière. Je vous rassure, je ne les vois plus du tout aujourd’hui.)

Pour moi les archives sont des locaux sous-terrains, sombres et bordéliques, où des piles de feuilles A4 poussiéreuses s’entassent, rempilées de temps en temps par des mecs maigrichons à l’air dépressif – ceux là même qu’on appelle les archivistes. (Aller ! Je SAIS que vous pensez pareil !)

Nouvelle méthode de classement des documents expérimentée par l’archiviste de votre ville.

J’ai donc soudoyé un ancien archiviste des archives publiques pour qu’il me parle un peu de son ex. (job).

D’un point de vue totalement personnel, je pense que les archivistes sont des créatures pures et généreuses car celui-là m’a livré des informations sans aucune contre-partie ni chantage. (Mais de quoi se nourrissent-ils ?!) Note pour plus tard : penser à ne jamais embaucher un archiviste lors de missions d’infiltration ou en tant qu’agent secret.

LE RAPPORT DE HIHNECK :

Voici en cinq points ce qu’il faut savoir sur les archivistes

N°1 – Répondons tout d’abord à une question cruciale : mais que fait -il de ses journées (à part compter les moutons de poussière) ?

Et bien, aussi surprenant que cela puisse être, l’archiviste est responsable des archives. Il traite des informations de tous types : des matrices cadastrales (reposez ce verre de whisky, je vous prie !) aux photographies anciennes.

La minute Jean-Eude : la matrice cadastrale, c'est un document qui mentionne, pour chaque propriétaire, les diverses propriétés qu'il possède sur le territoire communal.

Avant de les mettre à la disposition du public, notre archiviste évalue, collecte, classe et conserve des documents qui ont une importance juridique, historique ou scientifique. Ça peut aussi bien être des documents papiers que numériques. Des bidules textuels (textuels avec un T, s’il vous plait) ou audiovisuels de toutes les époques !

Votre archiviste découvre une nouvelle méthode optimale de rangement

N°2 L’archiviste et le 3, une grande histoire (d’amour ?)

Bien entendu, je ne vous apprends rien si je vous dit que les archivistes on une sorte de fascination malsaine pour le chiffre 3. On raconte d’ailleurs, en numérologie, que ce chiffre est lié à la vanité, l’arrogance et la dispersion, je dis ça…  Ou alors, on pense aux trois moires Clotho, Lachésis et Atropos… Ou encore à la trilogie chrétienne.

Et je ne veux pas enfoncer le clou dans la nuque de l’archiviste, mais n’est ce pas le 3 février 1468 que Johannes Gensfleisch meurt à Mayence ?

Bref, les archivistes ont le sens de la mise en scène et du grandiloquent.

Un sous-entendu ? Quel sous-entendu ?

Mais revenons à nos moutons ; J’ai vu le film pour ados Divergente récemment, alors je vais vous faire un parallèle intelligent ; les archivistes aiment mettre des choses dans des cases. On distingue trois périodes pour classer toute cette paperasse :

  • Ce qu’on considérera comme documents « anciens » (jusqu’à 1790).
  • Ceux du milieu, les modernes (de 1790 à 1940).
  • Et puis les petits derniers, les contemporains (à partir de 1940)

Comme c’est la crise un peu partout (jusqu’aux archives, c’est dire), les archives anciennes et modernes sont « fermées ». Seules les archives contemporaines peuvent encore accueillir des petits compagnons.

De même, on distingue trois âges pour classifier les archives :
  • Celui des archives courantes : ce sont les nouveaux nés. Des documents qui viennent d’être produits et qui sont encore utilisés.
  • Celui des archives intermédiaires qui concerne les documents sur lesquels on a travaillé (au passé), mais qui pourraient peut-être resservir d’ici peu (futur proche).
Scotty, spécialiste des archives intermédiaires qui pourront peut être re-servir un jour.
  • Et enfin, l’âge des archives définitives, ces vieux tromblons qu’on garde à tout jamais…

N°3 – L’archiviste est un original

Comme l’archiviste est un peu délicat, il n’accepte de travailler qu’avec des originaux. Ne confiez jamais vos papiers précieux à un archiviste bourré : vous prendriez le risque de ne jamais les revoir.

N°4 – L’archiviste a un code de déontologie ; c’est à dire, des règles de conduites à tenir pour obtenir le statut tant recherché de PPA (parfait petit archiviste).

Ce sont des trucs pas très marrant comme :

  • Maintenir l’intégrité des archives : l’archiviste ne pourra donc pas dessiner au feutre rouge des petits cœurs sur les actes de mariage qu’il doit archiver. Il ne peut pas non plus brûler quelques pages d’un gros dossier sous prétexte que ça ne rentre pas dans les boites de rangement…
  • Être incorruptible : il résiste à toute pression (et prouve donc qu’il existe), refuse la manipulation, la dissimulation ou déformation des faits et des documents. (Sauf si vous le payez en beignets, là, peut-être que…)
  • Être impartial : le véritable archiviste enverra aussi bien balader le grand père en quête de sa généalogie que le maire de sa commune. Bref, tout le monde peut avoir accès aux archives. Tout le monde ou personne. Non mais !
  • Eviter de tirer illégalement de sa position des avantages : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, l’archiviste le sait. Il évitera donc tout chantage, tout trafic (agrafes, trombones…)ou encore toute revente de documents (non, vous ne pourrez pas racheter la matrice cadastrale qui vous fait de l’œil depuis longtemps, même si vous en avez très envie).
Puis-je demander à l’assistance un semblant de concentration ? Merci.

N°5 – L’archiviste parle un langage rien qu’à lui

Pour communiquer avec ses pairs, il n’a aucun soucis. Pour communiquer avec le reste du monde, c’est tout de suite plus compliqué.

Quelques exemples aberrants :

  • Ce que vous appelez « le catalogue » devient pour un archiviste un « instrument de recherche » ou un « répertoire numérique détaillé »…
  • Les archives anciennes entrent dans un « cadre de classement » : bref, c’est juste un terme pompeux pour dire que les archives sont classées par thèmes ou par périodes historiques. (C’est un peu la Dewey des bibliothèques !)
  • Pour indexer les documents contemporains, l’archiviste utilise un thésaurus W.  Chaque document a son numéro : les 2033W par exemple, intégreront les permis de construire de 1940 à 2000. 257W concernera l’urbanisme…  Faut-il comprendre par là que tous les archivistes ont une malformation dans l’aire de Broca de leur cortex ? Probablement, oui.  Cependant, à Des chiffres et des lettres, ils gèrent grave.
Le conseil du jour : vous pouvez essayer de communiquer avec un archiviste en lui assénant des séries de W : W5, W68, W199... en espérant que ce ne soient pas des insultes ou pire : la combinaison gagnante de sa dernière partie de bataille navale !