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Tu ne peux pas attendre toute ta vie que souffle un vent nouveau...

Questions de lecteurs : Bonjour, je cherche un livre. Je ne sais plus le titre, ni l’auteur. Mais il était bleu. Ou peut être rouge.

Question n° 156 de Mirza Soleil, 78 ans : Bonjour, je cherche un livre. Je ne sais plus le titre, ni l’auteur. Mais il était bleu, ou peut être rouge…

Abracadabra, votre bibliothécaire apparaît dans un nuage de fumée. *Pouf* « Bonjour madame, alors vous cherchez un livre ? Ça tombe bien, vous êtes dans une bibliothèque.  Ah, vous n’avez ni titre, ni auteur ? Prenez un siège, ça risque d’être long. »

Mais pourquoi long ?

Pour comprendre cela, il faut savoir comment les livres (et autres documents) sont répertoriés dans votre bibliothèque et plonger dans les abîmes du…. CATALOGAGE…

Mais qu’est ce que c’est ENCORE que ça ? Et bien c’est, tout simplement, la description du document que vous avez entre les mains : est-ce un livre, un DVD, une chaussette, une tablette ? Combien de pages y-a-t-il ? Qui l’a écrit, réalisé, composé ou illustré ? En quelle année ? … et tant d’autres questions que vous vous posez !

La paire que vous aviez accidentellement perdue la dernière fois à la bibliothèque a, en réalité, été cataloguée par un bibliothécaire cleptomane. Félicitation.

Il y a quelques années, chaque livre avait le droit à sa petite fiche papier qui contenait les informations utiles : titre, auteur, éditeur, date d’édition, pagination…

Exemple d’une fiche des années 1990 trouvée dans un des romans que je dois encore informatiser.

Ces petites fiches étaient classées dans des meubles très spéciaux (vendus très cher aujourd’hui sur les sites de vente en ligne) avec tout un tas de petits tiroirs trop mignons.

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Aujourd’hui, la plupart des bibliothèques ont découvert les joies de l’informatique. Les petites fiches papiers sont devenues numériques, avec tout un tas de champs incompréhensibles pour la majorité des humains.

Page de formules diaboliques arrachée à un site mystérieux de la secte BNF – vulgairement appelée « notice ».

Des nombres, des $dollars$, des codes énigmatiques… tout correspond en fait à des données précises : des informations sur votre livre. Les bibliothécaires appellent cette mise en page étrange le format UNIMARC.

Regardez par exemple le champ 200 de votre notice : il s’agit des « titre et mention de responsabilité ». Le sous-champ 200 $a s’applique au titre de votre  document. Le $f à l’auteur.  Et ainsi de suite…

Voilà donc à quoi ressemble, pour un bibliothécaire, la fiche numérique de votre livre. Bien sûr, une fois mises en page, vous ne verrez plus toutes ces informations sur le catalogue.

Petit à petit, le format UNIMARC évolue. A terme, sa forme actuelle est vouée à être remplacée par un modèle (le FRBR, appelé aussi éfèrbéhèr ou Freubreu) plus adaptable aux moteurs de recherche type Gougle ou Bong.

Revenons à votre livre perdu : l’ordinateur va chercher les informations contenues dans cette notice. Or regardez bien : le détail de la couverture n’est mentionné nulle part ! Cela viendra probablement un jour, mais pour l’heure, les logiciels des bibliothèques sont incapables de retrouver un document par leur jaquette ou leur première de couverture.

(En fait, techniquement, ça serait possible. Il suffirait à chaque catalogage de remplir un champs spécifique « couleur » soit en toutes lettres avec un menu contrôlé, soit en sélectionnant directement une image couleur (menu contrôlé aussi) puis tout serait une question de mise en page.)

Cela viendra, cela viendra.

La couverture du Gabalda de 2017 : plutôt « Bleu pétrole sous un ciel printanier », « Bleu smalt dans un verre de whisky » ou « Bleu barbeau hypnotisant si vous louchez un peu » ?

ATTENDEZ ! Ne partez pas ! Tout n’est pas perdu, nous pouvons peut-être encore reconstituer le puzzle : décrivez précisément la couverture. Connaissez-vous le synopsis du document ? Plutôt fiction ou documentaire ? Est-ce une nouveauté ou un ancien titre ? Vous en avez entendu parlé dans une critique (radio, télé, papier) récente ?

Votre bibliothécaire va faire travailler ses méninges (et celles de ses collègues) ou va solliciter un moteur de recherche pour essayer de trouver votre livre.

Malheureusement, si les informations que vous apportez ne sont pas suffisantes, il peut arriver de ne jamais retrouver le titre que vous recherchez. En 2015, le ministère de la communication et de la culture publiait les chiffres clefs du secteur du livre (de 2014). Rendez-vous compte : cette année là plus de 80.250 titres ont été produits ! Le vôtre est peut-être un de ceux là.

Ou pas.



J’ignore si vous êtes prête pour cela, mais il existe une ultime solution pour retrouver votre livre… Une solution aussi effrayante que maléfique…

Et cette solution se trouve auprès de votre Bibliothécaire Patrimonial (Oui, celui-là même qu’on a achevé la dernière fois). Flattez un peu son encolure, complimentez-le sur la soyeuseté de son poil et la douceur du dernier incunable acquis, puis demandez-lui de vous trouver quelques ouvrages sur…

La Bibliomancie.

(prononcer avec une voix gutturale ou écrire en lettres de sang)

Et oui puisqu’internet et le cerveau de votre conseiller habituel n’ont pas pu résoudre le problème du livre à couverture rouge (ou bleue), il ne reste que la divination. Et quoi de mieux qu’une bibliothèque pour pratiquer la bibliomancie ?

Sous le court titre de Dictionnaire infernal : répertoire universel des êtres, des personnages, des livres, des faits et des choses qui tiennent aux esprits, aux démons, aux sorciers, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux maléfices, à la cabale et aux autres sciences occultes, aux prodiges, aux impostures, aux superstitions diverses et aux pronostics, aux faits actuels du spiritisme et généralement à toutes les fausses croyances merveilleuses, surprenantes, mystérieuses et surnaturelles, l’auteur J. Collin De Plancy expliquait dans son édition de 1863 la bibliomancie :

Divination ou sorte d'épreuve employée autrefois pour reconnaître les sorciers. Elle consistait à mettre dans un des cotés d'une balance la personne soupçonnée de magie, et dans l'autre la bible ; si la personne pesait moins, elle était innocente ; si elle pesait plus, elle était jugée coupable : ce qui ne manquait guère d'arriver, car bien peu d'in-folio pèsent un sorcier. On consultait encore la destinée ou le sort en ouvrant la Bible avec une épingle d'or, et en tirant présage du premier mot qui se présentait.
Technique proche de la bibliomancie, les Monty Python pratiquaient la canardomancie.

On peut facilement rattacher la bibliomancie aux Sorts Homériques.

I. Bodin Angevin en parle d’ailleurs très bien en 1580 dans son ouvrage « De la démonomanie des sorciers »

Lunier, en 1805, résumera ainsi dans le volume 2 de son Dictionnaire des sciences et des arts :

C'étoient des divinations, par lesquelles on croyoit que le vers qui se rencontroit à l'ouverture des poësies d'Homère, étoit une réponse précise à la question qu'on agitoit.

Bref, aujourd’hui, la Bibliomancie consiste à tirer de la lecture d’un passage choisi au hasard une prédiction ou une décision.

L’occasion de demander le titre (et la localisation) de cet ouvrage mystérieux que vous cherchez, n’est-ce pas  !

Parce que si les bibliothécaires sont un peu des sorciers, les livres ont, eux aussi, quelque chose de magique.

Coup de chance (ou coup du sort) voilà justement un roman de David Brin sur mon bureau. En l’ouvrant au pif avec une épingle d’or une douchette, voici le résultat : « C’est mauvais signe, n’est ce pas ? » (T1, p.145)

Pour l’interprétation, je vous laisse seule juge. Mais ne restons pas sur un propos négatif : je vous propose de réessayer, parce que bon, tout le monde sait que si les bibliothécaires sont capables de retrouver des livres perdus, ils sont aussi capables de dévier le destin.

Je change donc discrètement de bouquin histoire de mettre toutes les chances de mon côté pour « dévier le destin » et j’ouvre le nouveau livre à une page lambda.

(T2, p.209) « J’étais dans l’erreur ».

(Opération réalisée sans budget et sans trucage)

Bon.

Alors à un moment, madame Soleil, j’ai envie de vous dire, bibliothécaire ou pas, quand ça veut pas, ça veut pas.

Votre bibliothécaire Willy vous l’annonce officiellement : il ne retrouvera pas votre livre.

Animation en bibliothèque – A la découverte de Philippe Corentin

Animation en bibliothèque – A la découverte de Philippe Corentin

Animation proposée par Famelie – inspiration ideesash

plateau corentin

Titre de l’animation : A la découverte de Philippe Corentin
Durée : 1h
Public visé : GS
Objectifs de l’animation : Découvrir des albums de Philippe Corentin et son univers

Matériel nécessaire :
– Le jeu de l’oie de Plouf de materalbum.free.fr ainsi que ses cartes questions
– un pion et un dé

Documents utilisés : Les livres de P. Corentin : « Patatras », « L’ogre,le loup, la petite fille et le gâteau », « Tête a claques » et « PLouf » et d’autres albums au choix.

Déroulement de l’animation :

– Lecture de « Patatras », « L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau » puis de « Tête à claque » 15min

– Faire remarquer que dans ces albums certains personnages sont identiques : les nommer (le loup, le cochon…). (5 min)

– On précise aux enfants que l’on va lire une autre histoire de Philippe Corentin avec ces personnages et qu’il f

aut être attentif pour pouvoir réussir un jeu qui aura lieu juste après. Lecture de « Plouf ! » (5 min)

– On sort le jeu de l’oie de « Plouf ! » et on explique que l’on va essayer de faire sortir le loup du puit en répondant à des questions. On fait lancer le dé par un enfant, piocher une carte par un autre… On fait participer un maximum d’enfant.
(15min) J’ai trouvé un jeu de l’oie et des cartes déjà toutes faites sur : http://materalbum.free.fr/plouf/jeu-pour-sortir-du-puits.pdf

cartes corentin

– On explique que Philippe Corentin a fait d’autres livres dans lesquels il n’y a pas forcément le personnage du loup, en présenter quelques-uns sans les lire (au moins qu’ils voient les couvertures sur une pancarte). Le but est qu’il est envie de les emprunter et les lire. (5min)

– Choix de livres par les enfants (15min)

Cette animation était : Un super succès

Animation en bibliothèque – Le moyen âge

Animations en bibliothèque

Le moyen âge

animation n°1 proposée par Hihn (CP/CE/CM)
animation N°2 proposée par Grumchette (Collèges)

blasons

Thème : Le Moyen-âge 1

Classe : CP/CE/CM

Temps de travail : 60 mn

Nombre de séances : 1

Séance 1 : Présentation de la bibliographie thématique

Durée de la présentation : 60 minutes

Matériel : Papier canson, feutres, gommettes.

Documents utilisés : Blasons du monde

Description : J’explique aux enfants ce qu’est un blason et comment ils peuvent être composés. On regarde quelques uns des blasons d’hier et d’aujourd’hui, on compare les couleurs, les formes, les éléments qui le composent. Si l’on peut, on essaye de trouver la symboliques (fleur de lys, lion…).

Pour finir, chaque enfant aura une feuille de canson avec une forme de blason vierge. Il devra créer son propre blason avec le matériel à sa disposition.


Thème : Le Moyen-âge 2

Classe : 6-5ème

Temps de travail : 2 heures 1/2

Nombre de séances : 3

Séance 1 : Présentation de la bibliographie thématique

Durée de la présentation : 60 minutes

Matériel :

  • Les livres et DVD de la bibliographie,
  • Deux dés, une feuille et un crayon,
  • Autant de petits papiers qu’il y a d’élèves, dont 5 avec des symboles spécifiques.

Professeurs partenaires : professeur de français, professeur d’histoire

Notes : La bibliographie sélectionnée est diversifiée pour pouvoir toucher les petits et grands lecteurs : on y trouve des romans historique, policier et fantastique, une série manga, un livre jeu ainsi qu’une bande dessinée et des DVD.

LES LIVRES

Aliénor d’Aquitaine, une reine à l’aventure

Nous sommes en 1137 : Aliénor, 15 ans, quitte l’Aquitaine pour épouser le Roy de France, Louis. Cette Sissi du Moyen-âge raconte son destin, ses rêves et ses ambitions, de reine de France à reine d’Angleterre, de la gloire à la prison et de l’amour à la trahison.

Aliénor d’Aquitaine, une reine à l’aventure est un roman historique sous forme de journal intime. Il peut donc être judicieux de rappeler rapidement aux élèves ce qu’est un roman historique et de présenter Aliénor d’Aquitaine. (Il est possible de prévenir les professeurs de français et d’histoire pour qu’ils fassent un cours sur ces thèmes avant l’animation)

Dorothea : Le châtiment des sorcières

Die Hexen sind vom Glauben abgefallen,

Sie sind Ketzer.

Die Hexen verdienen den Tod.

(Les sorcières sont des hérétiques. Elles sont renégates. Les sorcières ne méritent que la mort)

Dorothea, jeune fille albinos, vit dans un village où tous les enfants albinos de la région sont élevés. Une vieille légende païenne raconte que ces enfants apportent à leur famille chance et fortune. Malheureusement, cette tradition est menacée par le pouvoir grandissant de l’église chrétienne qui dénonce ces enfants comme hérétiques et sorciers. Dorothea devra protéger son village, tout en combattant les préjugés et sa condition de femme pour pouvoir se faire une place dans le cruel milieu des mercenaires.

Dorothea : Le châtiment des sorcières est une série manga d’Heroic Fantasy de 6 tomes. Cet ouvrage est placé en seconde position dans la présentation car la BD nippone est une des lectures favorites des adolescents. Un petit rappel sur le manga sera fait : Qu’est ce que c’est ? D’où ça vient (différence entre un manga, un manwha et un manhua) ? Comment ça se lit ? Quels sont les différents types du manga (Shojo, Shonen, Seinen…) ? Les préjugés… etc etc.

 

Le crâne percé d’un trou

Le monastère du Mont Saint-Michel a besoin d’un scribe et c’est Garin Trousseboeuf qui obtient ce poste. Lors de sa visite, l’abbé souhaite lui montrer le reliquaire qui contient le crâne de Saint Aubert, mais le crâne a disparu ! Garin va donc enquêter sur cette mystérieuse disparition.

Le crâne percé d’un trou est le roman policier de la sélection. Rappeler aux élèves où se trouve le Mont Saint-Michel puis préciser qu’il y a d’autres tomes du même auteur avec le même héros. Enfin, lire un petit extrait du roman.

 

Quête du Graal : Le tombeau des maléfices

Merlin, rendu presque fou par l’or, a confié au Héros que vous êtes une importante mission : aller récupérer de l’argent qu’on lui doit depuis bien trop longtemps… On vous a affirmé que tout irait bien ? Que vous êtes naïf… soyez certain que vos pires craintes se matérialiseront dans le Tombeau des Maléfices. Qui plus est, vous serez seul. Complètement seul. A vous de décider de la route à prendre, des risques à courir et des créatures à combattre. Qui sait si ce tombeau ne sera pas le votre ?

Quête du Graal : Le tombeau des maléfices est un livre jeu de la collection « Un livre dont vous êtes le Héros ». C’est ici que nous allons nous servir des deux dés, de la feuille et du crayon : en effet, nous allons expliquer aux élèves comment jouer. Nous ferons 5 tours. Les élèves qui choisiront les paragraphes sur lesquels se rendre seront tirés au sort. Pour cela ils piocheront tour à tour un papier. 5 de ces papiers seront marqués pas un symbole du Moyen âge (épée, couronne, bouclier, cotte de maille et château fort.). Les 5 élèves qui auront pioché ces papiers nous aideront dans le déroulement du jeu : celui qui aura pioché la couronne lancera les dés pour déterminer les forces et faiblesses du joueur, les quatre autres choisiront, au fil de la lecture, les paragraphes à lire.

Les extraordinaires aventures d’Alfred Kropp

Alfred Kropp est un adolescent, comme la plupart d’entre vous. Il passe son temps à regarder la télé, comme la plupart d’entre vous. Il trouve que sa vie est ennuyeuse, comme la plupart d’entre vous. Jusqu’au jour où son oncle décide de bouleverser leur quotidien et l’entraine dans une drôle d’aventure : le vol d’un objet précieux.       Au fil des évènements, Kropp se retrouve lié aux chevaliers de la table ronde et part à la recherche d’Excalibur.

Les extraordinaires aventures d’Alfred Kropp est un roman uchronique de science-fiction. Il faudra rappeler ce qu’est le genre uchronique et faire un petit topo sur la science-fiction (Il est possible de prévenir le professeur de Français pour qu’il fasse un cours sur ce genre littéraire avant l’animation). Enfin, lire un petit extrait du roman.

Kaamelott : L’armée du nécromant

Est-ce bien la peine de vous présenter le Roy Arthur et ses fidèles compagnons ? Célèbres pour leurs discussions animées, leur incompétence légendaire… et leurs exploits !

Kaamelott : L’armée du nécromant est la bande dessinée tirée de la série télévisée à succès du même nom. C’est avec ce support que nous allons réaliser notre animation lors de la deuxième séance.

 

 

LES DVD

Kaamelott

Une transition est prévue pour passer de la BD au DVD. Nous avons choisi de faire un petit sketch dans lequel sont placées des répliques célèbres de la série télévisée Kaamelott.

Léodagan : « Et qu’est ce que vous voulez que j’en fasse de c’te paperasse, moi ? Vous me prenez pour un serre livre ? Moi, j’ai appris à lire, et ben je souhaite ça à personne ! »

Arthur : « Ben… j’aurais bien quelque chose d’autre, mais… mais c’est sanglant. »

L : « Ben c’est comme ça qu’on les éduque les jeunes : avec du dur ! Du sanglant ! »

A : « Non mais d’accord, mais quand même, ce sont des enfants… on ne va pas leur montrer tout de suite ce qui les attend… la guerre, la violence, tout ça… »

L : « Ha ! Et on voit bien ce que ça donne ! Regardez, là, comme ils sont mous du genou ! Ca n’va rien donner à la guerre ! Enfin vous me direz, moi, j’étais sur qu’ils reviendraient crevés : ils sont vivants. C’est un succès. Mieux une surprise. »

A : « Et vous, ce Graal, si vous êtes venu, c’est que vous l’avez trouvé ?… NON ! et ça vous fait pas mal à la tête de glandouiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Bon, écoutez, dans ce DVD (Kaamelott, livre 1), vous trouverez tout ce qu’il ne faut pas faire lors de votre quête, d’accord ? Alors j’vous conseille de bien le regarder ! »

 

Sacré Graal  

Questions :

Quel est l’animal le plus dangereux ?

  • Un tigre ?
  • Un ours ?
  • Un lapin ?

 

Quel animal en bois cachant des soldats utiliseriez-vous pour envahir une ville fortifiée ?

  • Un cheval ?
  • Un lapin ?
  • Un blaireau ?

Vous pensiez tout connaître sur le Moyen âge ? Vous aviez tort ! Grâce à ce film (Monty Python, Sacré Graal), vous découvrirez la véritable histoire du Roy Arthur et de la table ronde à la recherche du Graal. Vous y apprendrez l’art de la chevalerie, la fabuleuse technique de la noix de coco, mais surtout… SURTOUT… à vous méfier des mignons petits lapins.

 

 

Séance 2 : Animation

 

Durée de la présentation : 60 minutes

Matériel :

  • Pour chaque groupe, la photocopie d’une planche de la BD Kaamelott : l’armée du Nécroman, sans les dialogues.
  • Pour 30 élèves, 30 petits papiers à tirer au sort avec des symboles spécifiques également répartis, soit 6 épées, 6 couronnes, 6 boucliers, 6 cottes de maille et 6 châteaux fort.).

Professeur partenaire possible : professeur de français.

Notes : Envoyer avant l’animation, un mail à la maison d’édition Casterman pour demander l’autorisation d’utiliser une planche de la BD Kaamelott avec des scolaires.

Les groupes seront constitués par tirage au sort : chacun piochera un papier avec un symbole. Ils seront donc répartis en fonction du symbole tiré. (10 minutes)

Les planches de la BD leur seront distribuées à raison d ‘une par groupe, puis les élèves devront réécrire les dialogues de la Bande Dessinée. Il est possible de laisser une bulle non effacée pour donner une direction au récit. (20 minutes. Possibilité de rajouter 5 minutes si certains groupes n’ont pas terminé)

Une fois les dialogues composés, les élèves liront ou joueront les scènes qu’ils ont composées. (25 minutes)

Au cas où certains groupes auraient terminé avant d’autres, prévoir une autre planche à remplir. Ils choisiront alors quelle planche ils voudront jouer ou lire.

 

Séance 3 : Animation 2

Durée de la présentation : 30 minutes

Matériel : Une télévision et un lecteur DVD, le DVD Kaamelott

Pour terminer l’animation, une séance de 30 minutes sera dédiée à la projection d’un ou deux épisodes du DVD de la saison 1 de Kaamelott.

NOTE : Les enseignants peuvent travailler autour des différences entre le Moyen Âge tel qu’il était et celui des documents présentés

 

Questions de lecteurs : J’ai éternué en lisant un roman. La page s’est déchirée. Mais ne vous inquiétez pas, je vais rescotcher tout ça !

Question n° 156 de Nicolas Chatterton, 42 ans, : J’ai éternué en lisant un roman. La page s’est déchirée. Mais ne vous inquiétez pas, je vais rescotcher tout ça et il sera comme neuf.

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Page fabuleusement réparée par Nicolas Chatterton

Bien Nicolas, vous m’entendez ? C’est la S.P.L.A. qui vous parle. Vous allez poser douuuucement ce rouleau de scotch à terre. Donnez-nous ce livre maintenant. Allez Nicolas, pensez à ces rayons désertés, ces livres orphelins… ouiiii c’est biennn. Rendez-le nous avant de l’achever, douuuuucement, sans geste brusque !

Ouf.

L’agrafeuse, la colle ou le scotch sont, dans les mains d’un lecteur, considérés par le bibliothécaire comme des armes de catégorie A – 2. C’est-à-dire des armes de destruction dont la détention est strictement INTERDITE.

Faites le test lors de votre prochaine visite en bibliothèque et prononcez – de sorte à ce que tout le monde vous entende – les mots « J‘ai bien trouvé le scotch. Je vais réparer le livre de la médiathèque, ils n’y verront que du feu ».

Vous verrez alors un frisson d’horreur parcourir l’échine de votre bibliothécaire et ses yeux s’agrandir d’effroi.

www.tenor.co
Votre bibliothécaire, la dernière fois que vous lui avez rendu un livre réparé par vos soins. (En fait, lui, c’est pas votre bibliothécaire, c’est Rambo, mais quand vous lui avez rendu votre livre, dans sa tête c’était comme ça…)

Alors certes, sur le coup, ça vous a paru être une super idée. Un p’tit coup de scotch (le ruban adhésif, pas le whisky !) et le document est tout beau tout neuf… Hop ! Amour sur la planète, licorne, arc-en-ciel et petit poney.

Sauf que…

Sauf que dans la vraie vie, votre scotch, il va jaunir avec le temps. Il va aussi bouffer l’encre des pages. Se fragiliser et devenir cassant… Et bien sûr, tout ça ce n’est que si vous avez bien collé la page. Je veux dire par là, qu’elle est droite, bien positionnée, que ça ne dépasse pas de tous les bouts… parce que dans ce cas, l’électrocardiogramme du document est aussi plat que l’horizon que voient les marins qui naviguent au beau milieu de l’océan.

Tiens, ça me rappelle cette touchante anecdote où un lecteur avait réparé un DVD fendu en deux (il s’était assis dessus) avec de la colle universelle.

Bref, la solution, si vous avez le malheur d’abîmer un livre, c’est d’en parler au bibliothécaire. Ne laissez pas traîner l’objet du délit huit ans sur votre bureau… allez tout de suite expliquer votre infortune à votre conseiller bibliophile/bibliopathe.

Loin d’être le serviteur du mal que vous imaginez, il essayera avec vous de trouver une solution adaptée selon la gravité du problème.

QUELQUES EXEMPLES :

-> Vous avez renversé votre café sur le document ? Ça peut arriver à tout le monde. Pour vous, ce n’est peut être pas bien grave (comparé à la faim dans le monde) et peut-être que votre bibliothécaire dramatise un peu en vous rejouant la mort de Phèdre face à ce bouquin, mais apprécieriez-vous d’emprunter un ouvrage puant aux pages ondulées, collées, couvertes de café (sans compter les moisissures qui risquent de s’installer) ?  Bof, bof, moyen, moyen probablement. Peut-être faut-il envisager un rachat du livre ?

Thécaire
Le bibliothécaire désespéré (Tragédie en 3 actes)

-> Une page s’est détachée ?  Soit vous avez trop tiré dessus, soit la qualité de la reliure laissait à désirer. Quoi qu’il en soit, ce document peut être sauvé. Il partira en « réparation » quelques semaines et reviendra en pleine santé.

-> Pris d’une pulsion malsaine, vous avez rempli la grille de sudoku du périodique de juin 2013. Bon. Si vous l’avez fait au crayon à papier, un petit coup de gomme pourra peut-être résoudre le problème. (Une règle avant d’agir : toujours en parler à son bibliothécaire) Sinon, selon le règlement en cours dans la bibliothèque,  soit vous devrez racheter le périodique, soit le bibliothécaire vous remontera gentiment les bretelles et passera l’éponge en faisant « une exception, pour cette fois mais ne recommencez pas », parce que bon… 2013 quoi.

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EN BREF : 

De la colle spécifique, des bandes adhésives spéciales, un massicot et tout un tas d’outils tranchants… les bibliothèques ont généralement le matériel (et (plus ou moins) les compétences) pour réparer les documents.

Quoiqu’il en soit, les ouvrages que vous empruntez sont des biens publics. Évitez si possible de les traiter violemment : surlignages  et annotations multiples, traces organiques non identifiées, bains de toutes sortes (pluie, verre d’eau, boue…) et même si vous avez très envie de faire les mots-croisés du dernier « Mots-Croisés Magazine », essayez de refréner vos instincts basiques de SérialBooksKiller et pensez au lecteur qui empruntera le document après vous.

Showerbook

~oOo~

Bien sûr, je vois déjà mon collègue du Patrimoine faire une crise d’apoplexie en observant ma manière de couvrir les documents (Aaaah du Filmaflux ! kof kof ! Aaaah des étiquettes ! kof kof ! Aaaah le viol des règles de conservation ! kof kof *mort soudaine et tragique dudit collègue**Pleurs simulés de la responsable de ce tragique incident*), alors je tiens à préciser que la façon de réparer un document variera aussi selon votre bibliothèque.

Les ouvrages précieux, par exemple, demandent un soin tout particulier et ont un coût de restauration relativement astronomique.

Bon, par contre, j’ai un conseil IMPORTANT si vous abîmez un document précieux.

Ne négociez pas avec votre bibliothécaire.

Courrez.

Vite.

Loin.

Déménagez.

Et changez de nom. (Pas Sarah Connor. Ça a été testé et pas approuvé)

~oOo~

Chaque jour, en France, 105 249 livres meurent dans d'atroces souffrances alors qu'ils auraient pu être sauvés.  -  

C'était un message de la Société Protectrice des Livres Abîmés

Les citations célèbres : 

« Avant, il y avait des dragons, un lecteur a voulu les réparer ; on voit le résultat » – JRR Nolkien

« Un livre réparé par un lecteur, c’est un avion de plus qui disparaît en mer » – Antoine de Saint Exaspéry

« Le lecteur est né pour la lecture, pas pour la réparation. Mais on le sait tous : au royaume des usagers, le scotch est roi... » – Coltaire

« Pourquoi mettre du scotch ? Mettez le feu, ça sera le même résultat, mais en plus rapide. » – Quin Schi Huang

Article sponsorisé par la SPLA